Ils sont huit, dirigeants d'entreprises et grands chefs qui ont commencé leur carrière par l'apprentissage. Ils ont fondé "le club de l'apprentissage" en avril dernier, pour porter un témoignage sur leur parcours dans différents contextes et dans les médias, faire exemple et "donner envie" à des jeunes.
J'entendais cet après-midi le témoignage de Gérard Dorey, Directeur exécutif de Carrefour Proximité. Un parcours qui a commencé par un redoublement en 5ème, une orientation, de fait, vers l'apprentissage et "la chance" pour Gérard Dorey que l'épicerie de son quartier recherche un apprenti (gamin, il rêvait comme beaucoup d'autres d'être pompier ou épicier). Apprentissage donc, à 14 ans, en enchainant CAP et BEP pour saisir ensuite l'opportunité de rentrer à l’Ecole des Commerces d’Alimentation (ECAL) de Rouen et de reprendre 3 ans d'études. Un premier poste dans une coopérative pour rejoindre ensuite le groupe Promodès et gravir progressivement tous les échelons qui l'ont mené à son job de dirigeant.
Gérard Dorey n'a jamais rencontré le dirigeant d'un très grand magasin, ancien élève de l'ECAL, dont lui avait parlé le directeur à son arrivée dans l'école. Mais il se souvient aujourd'hui encore, nous disait-il, du nom de celui dont la simple évocation lui a un jour donné l'envie de s'investir dans sa formation et ce métier, en lui faisant envisager ce qui était possible.
C'est finalement simple. Ca s'appelle la méthode des "role models". Et nous savons que c'est un levier efficace pour changer les représentations et casser les barrières de l'autocensure. S'agissant de l'apprentissage, ils sont sûrement plus de huit en France. Ce serait donc bien qu'ils soient plus nombreux à sortir du bois et qu'on les invite à témoigner dans les centres de formation et les entreprises.
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Photo: Gérard Dorey témoigne devant un parterre d'entreprises et de missions locales

