La Fondation de Dublin, pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) a publié en ce début d’année, un rapport sur le temps partiel en Europe : « Part-time work in Europe ». Il indique que l’emploi à temps partiel a légèrement augmenté durant ces dix dernières années dans l’Europe des 27 (+ 3%). C’est pratiquement un emploi sur cinq qui y est aujourd’hui à temps partiel (18,8 %), avec toutefois de grandes variations d’un pays à l’autre. La Bulgarie compte 2,3 % d’emplois à temps partiel, les Pays-Bas plafonnent à 48,3% et la France se situe dans la bonne moyenne, avec un taux de 17,3 %.
Partout, ce sont les femmes qui sont le plus concernées par ce type d’emploi. En moyenne, c’est 32% de la population féminine qui est à temps partiel contre 8% des salariés masculins. Et la proportion de femmes à temps partiel augmente avec la proportion d’emplois à temps partiel. Le rapport indique que dans la plupart des cas, c'est du temps partiel "non choisi", notamment déterminé par les contraintes d’accès aux gardes d’enfants. Il augmente avec l’âge des femmes, indiquant que plus de femmes se retrouvent à temps partiel quand elles sont en âge d’avoir des enfants et suggérant qu’elles ont du mal à retrouver un temps plein par la suite. Du côté masculin, le temps partiel est plus important chez les jeunes (notamment les étudiants qui combinent études et travail) et les plus vieux (pour raison de santé).
Partout les emplois à temps partiels sont essentiellement peu qualifiés, l’accès à la formation et les perspectives d’évolution y sont plus faibles.

Commentaires